Le Français Frédéric Makowiecki poursuit son engagement avec l'équipe française Hexis AMR, mais cette fois en GT1.
Hexis et l'Aston Martin DBR9, c’est un duo de qualité dans le championnat GT1 2010, assurément une équipe qui peut autant prétendre à des victoires en course qu’au titre en fin d’année. A la veille de la balance des performances au Castellet, le rapide pilote Hexis (pole position à Oschersleben, au Paul Ricard et à Zolder en FIA-GT3 l'an passé) a bien voulu répondre à quelques questions.
-. L’an passé, tu as signé trois pôles et une victoire avec Hexis. Avec le recul, comment vois-tu cela ?
" L’année dernière, on a su être très performant. C’est une belle récompense pour l’équipe d’avoir le titre Champion Team. Il nous a peut-être manqué à certains moments d’aller récolter quelques points lorsqu’on pouvait en récolter A vouloir être un petit peu optimiste, un peu plus de constance sur tout le long de la saison aurait été bien. On a su souvent scorer des gros points et pas su récupérer les petits à d’autres moments. Globalement une saison plus que positive avec le titre Equipes, mais on aurait pu faire un petit peu mieux. "
-. Vous êtes partis forts, pour ensuite moins de résultats en points malgré les trois poles signées à partir de la mi-saison …
" On a eu un petit manque de réussite avec deux facteurs. Le premier à Portimão où à la première course, j’étais revenu 5 et l’on éclate un pneu alors qu’il restait un quart d’heure de course. On serait revenu sur le podium sans problème. Et ensuite à la seconde course, je suis en tête avec dix secondes d’avance et on éclate à nouveau un pneu. Là, c’est vrai, un score nul et vierge. C’est vraiment très dur à cette course-là. Ça nous a fait perdre de gros points au championnat. Et ensuite, il y a Zolder où là, ce sont plutôt les conditions météo qui ne nous ont pas aidé. Dans la première, on termine 5, c’est correct. Et la deuxième, on est en tête à nouveau avec une quinzaine de secondes d’avance, il se met à pleuvoir et ça chamboule toute la course alors qu’on avait course gagnée, même si en course automobile, c’est toujours assez compliqué. "
-. Ça va être cette année ta cinquième saison en FIA-GT. Tu portes quel regard sur ces années ?
" Eh bien, une belle évolution du championnat. Je pense que là-dessus Stéphane Ratel a réussi à monter un beau produit parce que l’on a un des championnats au monde où l’on a le plus de constructeurs. Il y a vraiment des teams de qualité et performants. C’est vrai que c’est aujourd’hui un championnat qui est une référence en GT. Je suis très content de cette évolution et j’espère que ce championnat va durer encore pas mal d’années. "
-. En 2010, nouveau défi, mais sur une auto que tu connais bien.
" Oui, j’ai vraiment hâte de commencer le début de saison ! Jean-Denis est quelqu’un qui a une grosse expérience et je sais qu’ensemble, on va faire de belles choses. Il a montré ces dernières années en étant vice-champion FIA-GT qu’il sait être très performant. Son expérience va nous être très utile, avec Hexis. Pour nous, c’est une première saison en GT en championnat du monde mais je pense que l’on a vraiment de belles choses à faire. En tous cas, on est tous motivés les uns les autres. On va y aller pour faire de belles choses ! "
-. D’où vois-tu venir la concurrence ?
" Je pense qu’elle va venir d’un petit peu partout. Je pense notamment aux champions en titre que sont Michaël Bartels et Andrea Bertolini. La Maserati est connue, ils savent où ils en sont, c’est une équipe très solide. Ensuite, l’autre équipe Aston Martin (Young Driver AMR. NDLR) a de solides équipages avec Tomas Enge et Darren Turner. Ça va être un gros challenge. Mais dans tous les teams, il y a au moins un, voire deux chez certains, équipages pour gagner ! Ça va être très ouvert, il va falloir être présent dès le départ parce que dans un championnat, les premières manches sont assez décisives et on peut perdre beaucoup de terrain. "
-. Vous êtes sur l’affiche d’Abu Dhabi. Un signe ?
" C’est bon signe ! Ça veut dire qu’on va bien démarrer la saison ! On va essayer de faire de belles choses sur un terrain qui nous a déjà pas mal réussi, même si ce n’était pas à Abu Dhabi, ça n’était pas très loin, à Dubaï ou même Bahrein. Ce sont des terrains qui nous ont bien réussi par le passé ! "
Interview réalisée le 17 février 2010.